Les lecteurs fidèles attendent avec impatience le prochain tome, le nouveau roman, le chef-d’œuvre promis ! Et parfois, l’impatience laisse place à l’incompréhension : « Mais pourquoi ça prend autant de temps ? ». Mon auteur préféré n’est-il pas en train d’écrire un livre depuis un an ?
Dans un monde où les contenus sont publiés à la vitesse de l’éclair, certains oublient qu’écrire un livre est un travail de fond, de patience et de passion. Ce n’est ni une machine ni une chaîne de production. Chaque œuvre demande du temps, de la réflexion, des révisions… et surtout, de l’humain.
Cet article a pour but de casser quelques idées reçues. De montrer concrètement le chemin qu’un auteur doit parcourir pour aller de la première étincelle d’idée jusqu’au livre que vous tenez (enfin !) entre vos mains.
Nous parlerons du véritable rythme d’écriture d’un auteur, des étapes de création d’un livre, et des raisons pour lesquelles un auteur met du temps à publier. Focus particulier sur les auteurs de fantasy, souvent confrontés à des univers riches et complexes.
1. La naissance d’une idée et ce n’est qu’un début !
Avant même de commencer à écrire un roman, il faut… l’imaginer. L’inspiration peut venir d’un rêve, d’une lecture, d’un fait d’actualité ou d’un simple mot. Mais pour qu’une idée tienne sur la longueur, elle doit mûrir.
Chez un auteur de fantasy, cette phase est encore plus longue : il faut penser un monde entier, ses lois, ses peuples, ses magies, parfois même ses langues. C’est une partie essentielle du processus d’écriture d’un roman.
Ce moment peut être plus ou moins long. J’ai pour ma part mis presque un an à construire l’univers de Daphné Koch. Mais seulement trois semaines pour celui d’Équilibre Par Fée. Vous pouvez déjà lire les coulisses de Daphné et je vous développerai bientôt ceux de ma nouvelle trilogie.
2. La phase de structuration d’une histoire
Vient ensuite la phase de structuration. Écrire un livre sans plan, c’est comme partir en voyage sans carte. Certains auteurs fonctionnent à l’instinct, d’autres élaborent des synopsis détaillés, des fiches personnages, des lignes chronologiques… Tout cela fait partie des premières étapes de l’écriture d’un livre.
Pour ma part, j’ai écrit mon roman Daphné Koche-De guerrière à princesse-, au feeling. Mais le travail du tome 2, à la poursuite d’une reine, a été plus minutieux. J’ai dû travailler la chronologie de manière plus approfondie et les interactions entre les personnages.
Pour ma trilogie, mon bureau s’est transformé en central d’information : des post-it de partout ! Tout est détaillé : du paysage, à la carte du monde, aux personnages jusqu’aux intrigues clés ! Je me sens comme un détective des anciennes séries télé !
3. L’écriture : un marathon mais surtout pas un sprint
La rédaction du premier jet est souvent vue comme la partie « magique » de la création d’un livre. Mais c’est aussi la plus longue, la plus exigeante, la plus solitaire.
Combien de temps pour écrire un roman ? Cela dépend. Quelques mois pour les plus rapides, plusieurs années pour d’autres. Le rythme d’écriture d’un auteur est influencé par sa vie personnelle, son métier, sa santé mentale, et bien sûr, sa rigueur.
Écrire demande de la concentration, de la constance et une certaine forme de discipline. Pour les auteurs de fantasy, la densité de l’univers complexifie encore le travail. Chaque scène doit rester cohérente avec l’ensemble du monde construit, chaque action peut avoir des conséquences multiples.
Ajoutons à cela la vie autour : un auteur n’écrit pas dans le vide. Il ou elle peut avoir une famille, un travail à plein temps, des obligations qui ralentissent l’écriture. Ce n’est pas un manque de motivation : c’est la réalité.
J’ai déjà vu et lu que certains auteurs pouvaient écrire un roman en un mois. Je ne suis pas de ceux-là. Une base de roman peut être écrite en un mois, mais le travail derrière reste énorme. Nous sommes encore loin du texte final !
4 . Réécriture et corrections : un travail invisible mais essentiel
Le premier jet n’est jamais le texte final. C’est même souvent une version brute, à affiner, corriger, retravailler. C’est ici qu’entre en jeu la réécriture.
Écrire un livre mais pourquoi le réécrire ?
Elle peut prendre la forme de simples ajustements ou de remaniements complets. Certains auteurs réécrivent intégralement leur manuscrit. Chaque relecture, chaque modification prend du temps.
À cette étape, l’auteur peut faire appel à des bêta-lecteurs, des relecteurs extérieurs qui donnent un avis constructif. Souvent, une réécriture complète peut suivre une bêta-lecture.
Pour ma part, j’ai intégralement réécrit le premier tome de ma duologie après une bêta. Pour ma triologie, le premier tome a passé sans difficulté cette première étape. Les difficultés sont arrivées plus tard…
Un correcteur ? Les auteurs font des fautes ?
Puis viennent les correcteurs, les éditeurs freelance, voire les coachs littéraires. Tous participent à améliorer la qualité du texte, souvent à travers plusieurs allers-retours. Car oui, les auteurs font des fautes d’orthographe, des répétitions parfois même des contre sens…
Encore une fois, ce travail est long, minutieux, et totalement invisible pour le lecteur final. Pourtant, il est indispensable.
Je fais appel à une correctrice professionnelle. Nous travaillons ensemble sur le texte. En général, nous avons entre 5 à 7 versions de modification avant d’être satisfaite. Une version prend 5 à 7 jours pour être validée par l’une et l’autre… 5 X 2 X 5… Je vous laisse faire le calcul !
Pour ma triologie, j’ai en plus fait appel à un éditeur freelance… Hop, c’est reparti ! Les allers-retours reprennent, mais je vous en dirai plus, plus tard.
5. L’étape de l’édition ou de l’autoédition
Une fois le manuscrit terminé, l’auteur n’a pas fini. Il faut maintenant publier le livre. Et le délai de publication d’un livre varie énormément.
Dans le cas d’une maison d’édition, l’attente peut être de plusieurs mois. Depuis le Covid, beaucoup de monde s’est mis à écrire des livres. Le délai est maintenant même d’un an voire plus pour obtenir une réponse ! Entre l’envoi du manuscrit et la sortie en librairie, de l’eau coule sous les ponts… Entre corrections éditoriales, maquette, couverture, impression : chaque étape prend du temps.
En autoédition, l’auteur contrôle tout… mais doit tout faire. Choix du format, relectures finales, mise en page, création de la couverture, publication, gestion des plateformes. Écrire et publier un livre demande donc aussi des compétences techniques et une organisation solide.
Et n’oublions pas la partie administrative : ISBN, dépôt légal, contrats éventuels, facturation si l’auteur est autoédité… Cela peut vite devenir un second travail à temps plein. Sans compter que tout ça a un coût !
Beaucoup d’auteurs autoédités font des campagnes Ulule pour amortir ce coût. Là encore, c’est un investissement de temps et d’énergie. Je n’ai pas encore tenté de faire une campagne. Je vais m’y lancer bientôt, je vous ferai un retour dessus !
6. La promotion : un livre ne se vend pas tout seul
Un livre publié ne se vend pas par magie même quand il parle de sorcelerie ! Il faut en parler, le faire connaître, le défendre.
Cela implique de créer des visuels, de communiquer régulièrement sur les réseaux sociaux, d’organiser des séances de dédicace, de gérer un site ou une newsletter. Chaque action de communication est du temps pris sur l’écriture.
De nombreux auteurs, notamment en autoédition, consacrent une grande partie de leur temps à la promotion. C’est nécessaire pour exister dans un marché saturé, mais cela allonge encore le processus d’écriture d’un livre suivant.
Surtout que la promotion ne s’arrête jamais ! Rien ne se fait seul. C’est la tâche la plus difficile pour moi. C’est très fatiguant et parfois frustrant. Il faut du temps pour sortir de la masse. Je n’ai pas à me plaindre, je m’en suis bien sorti avec ma première duologie. Mais je sens que mes lecteurs s’impatientent pour avoir une suite…
Écrire un livre, c’est un projet de longue haleine
Le rythme d’écriture d’un auteur ne se mesure pas en semaines, mais en mois, parfois en années. Et c’est tout à fait normal.
Du germe d’une idée jusqu’à la sortie du livre, chaque étape demande du temps, de l’énergie, de la persévérance. Le processus d’écriture d’un roman n’est pas linéaire ni instantané.
Alors si votre auteur préféré ne publie pas un nouveau roman toutes les trois semaines, ce n’est pas qu’il vous oublie. C’est qu’il est en train de construire quelque chose de solide, de riche, de sincère. Et ça, ça vaut bien un peu de patience ? Soyez d’autant plus indulgent s’il écrit de la fantasy 🤭 !
Avec ma première duologie de fantasy médiévale, j’ai réussi à me construire une petite communauté de lecteur. Je les remercie encore de leur soutien. Je n’ai pas pour but de produire de la littérature de masse. Mon but est de faire voyager mes lecteurs et les faire rêver. A tous mes lecteurs, je vous remercie encore d’être présent pour moi. Vous pouvez consulter mes romans dans ma page dédiée.
Vous pouvez suivre mes avancées en écriture ici, sur ce blog. Je vous donnerai plus d’informations au fil des prochaines semaines dans ma rubrique « écriture de roman ». En attendant, vous pouvez vous abonner pour ne rien manquer !
Bonne journée et à bientôt, votre Fantaivie qui ne vous oublie pas.


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